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Après l’installation : suivi patrimonial et du foyer

Family office à Genève et en Suisse après l’installation : reporting, impôts, personnel, immobilier, succession, et quand un multi-family office s’impose.

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La vieille ville de Zurich le long de la rivière
Vieille ville de Zurich

Une fois le permis obtenu, le régime fiscal convenu et les enfants inscrits à l’école, beaucoup de familles constatent que le vrai travail ne fait que commencer. Un family office en Suisse coordonne la suite : reporting consolidé entre banques et gérants, déclarations fiscales et impôt sur la fortune, personnel de maison, immobilier, gouvernance et succession. Pour la plupart des familles qui s’installent ici, un multi-family office, à Genève ou ailleurs, est la manière pragmatique d’obtenir cette coordination sans monter sa propre équipe.

Points clés (septembre 2026)

  • Impôt sur la fortune : uniquement cantonal, sur la fortune nette, le plus souvent progressif ; taux proportionnels à LU, UR, SZ, OW, NW, GL, AI, SG et TG.
  • Forfait fiscal : les conditions sont vérifiées chaque année et tout changement doit être annoncé spontanément.
  • Aucune activité lucrative en Suisse : condition du forfait fiscal ; les membres de conseils d’administration exerçant en Suisse sont cités en exemple.
  • Impôt anticipé de 35 % sur les dividendes et intérêts suisses, remboursé aux résidents qui déclarent ces revenus.
  • Gains en capital sur la fortune mobilière privée : exonérés au niveau fédéral et cantonal.
  • Cotisations AVS des personnes sans activité lucrative : calculées sur la fortune plus 20 fois la rente annuelle (de CHF 530 à CHF 26 500 par an en 2026).
  • Valeur locative : supprimée à partir du 1er janvier 2029.

Pourquoi le travail continue après le déménagement

La relocation est un projet qui a une fin : un permis, un ruling fiscal, un logement, des écoles, l’inscription à la commune. Ce qui suit est permanent. La Suisse impose la fortune chaque année au niveau cantonal, le forfait fiscal est réexaminé annuellement, et le patrimoine de la famille reste généralement réparti entre plusieurs banques, gérants et pays.

Rien de tout cela n’est inhabituel, mais il faut quelqu’un pour garder la vue d’ensemble. Sans cela, chaque conseiller ne voit que sa partie, les échéances sont tenues une à une, et la famille finit par coordonner elle-même ses propres affaires. C’est précisément ce qu’un family office doit vous éviter.

Ce que couvre généralement un family office

Le périmètre varie d’une famille à l’autre, mais le socle ressemble souvent à ceci :

DomaineCe que cela implique au quotidien
Reporting consolidéUne vue unique de tous les comptes, gérants et positions, suivie au regard des objectifs de la famille
Supervision des gérantsSuivi des banques et gérants réglementés, revue des performances et des frais, questions posées au nom de la famille
Fiscalité et administrationDéclarations annuelles, impôt sur la fortune, récupération de l’impôt anticipé, cotisations AVS, échanges avec les autorités
MénageContrats et salaires du personnel, assurances, factures, fonctionnement des maisons
ImmobilierGestion des biens en Suisse et à l’étranger, coordination des achats et des ventes
Gouvernance et successionCharte familiale, testaments et contrats de mariage avec avocats et notaires suisses, préparation de la génération suivante
Coffre-fort numériqueUn archivage sûr et ordonné des documents juridiques, fiscaux et personnels de la famille

Un point essentiel : un family office bien organisé supervise en général ceux qui gèrent votre patrimoine au lieu de le gérer lui-même. L’exécution, la garde des avoirs et les décisions d’investissement restent auprès de banques et de gérants réglementés. Le rôle du family office est de consolider, de comparer et de poser les bonnes questions, ce qui le place clairement de votre côté de la table.

Impôts et impôt sur la fortune : le travail récurrent

Pour les familles en imposition ordinaire, chaque année apporte une déclaration complète couvrant les revenus et la fortune mondiaux. L’impôt sur la fortune est cantonal et le plus souvent progressif, et l’impôt anticipé suisse de 35 % sur les dividendes et intérêts n’est remboursé que si les revenus sont déclarés. Les gains en capital sur les titres et les œuvres d’art privés sont exonérés, tandis que les gains immobiliers relèvent d’un impôt cantonal distinct.

Pour les familles au forfait fiscal, le travail est différent mais pas plus léger. Chaque année, l’autorité fiscale vérifie que les conditions sont toujours remplies, et le contribuable doit annoncer spontanément tout changement. Certains cantons, comme Uri, exigent chaque année une déclaration spéciale documentant les dépenses de train de vie dans le monde entier. Si vous demandez le dégrèvement conventionnel sur des revenus étrangers, ces revenus entrent dans le calcul de contrôle : il faut donc les suivre avec soin. Notre guide forfait fiscal ou imposition ordinaire compare les deux régimes.

Deux autres points surprennent souvent les nouveaux résidents. Les cotisations AVS des personnes sans activité lucrative sont calculées sur la fortune plus 20 fois la rente annuelle, avec un minimum de CHF 530 et un maximum de CHF 26 500 par an en 2026. Et la valeur locative est supprimée à partir du 1er janvier 2029, avec les déductions d’entretien correspondantes, ce qui changera la manière dont l’immobilier apparaît dans les déclarations.

Préserver votre statut : l’activité lucrative

Les familles installées au forfait fiscal, ou avec un permis pour personnes sans activité lucrative, doivent surveiller une condition en particulier : aucune activité lucrative en Suisse. La circulaire de l’AFC cite les membres de conseils d’administration exerçant en Suisse comme exemple d’activité qui exclut le forfait, et les deux conjoints doivent remplir les conditions. Pour les ressortissants d’États tiers admis pour intérêts fiscaux importants, une activité lucrative n’est permise qu’à l’étranger, hormis la gestion de sa propre fortune.

Un family office qui connaît ces règles peut signaler une invitation à un conseil d’administration, un nouveau mandat ou un changement dans l’activité d’un conjoint avant que cela ne pose problème. Les détails et les nuances cantonales figurent dans notre guide sur le forfait fiscal suisse.

Gouvernance et succession avec des partenaires suisses

La planification successorale en Suisse dépend de l’impôt cantonal sur les successions et les donations. La fortune mobilière est imposée dans le canton du dernier domicile, les immeubles dans le canton où ils se trouvent. Le conjoint est exonéré dans tous les cantons et les enfants dans la plupart, mais Genève supprime cette exonération si le défunt ou le donateur était imposé d’après la dépense lors de l’une des trois dernières taxations définitives. Tout est détaillé dans notre guide sur l'impôt sur les successions et les donations.

Un family office ne remplace ni votre avocat ni votre notaire. Il prépare les informations dont ils ont besoin, veille à la cohérence entre testaments, contrats de mariage et conventions d’actionnaires, et s’assure que les décisions prises en réunion de famille sont réellement mises en œuvre.

Single family office ou multi-family office ?

Single family officeMulti-family office
ÉquipeEmployée par une seule famillePartagée entre plusieurs familles
Mise en placeVous recrutez, logez et encadrez l’équipeVous mandatez une structure existante
OutilsDéveloppés ou achetés pour une familleReporting, coffre-fort et processus partagés
Pour quiFamilles très importantes et complexes qui veulent tout contrôlerFamilles qui veulent la même coordination sans gérer une organisation

Un single family office est aussi un employeur, avec des contrats, des locaux et des systèmes à gérer, et en Suisse il soulève la question de l’activité lucrative pour les membres de la famille qui participent à sa direction. Pour la plupart des familles qui arrivent en Suisse, un multi-family office est plus judicieux : la coordination est la même, mais l’organisation relève de quelqu’un d’autre.

Les questions à poser avant de choisir un family office

  • Gérez-vous vous-mêmes des avoirs, ou supervisez-vous seulement les banques et gérants que nous choisissons ?
  • Comment votre reporting est-il construit, et peut-il intégrer toutes nos banques, tous nos gérants et tous nos pays ?
  • Qui prépare nos déclarations fiscales suisses, et comment travaillez-vous avec nos conseillers à l’étranger ?
  • Où nos documents sont-ils conservés, et qui peut y accéder ?
  • Avec quels avocats, notaires et assureurs travaillez-vous, et sommes-nous libres de garder les nôtres ?
  • Qui est notre interlocuteur au quotidien, et qui le remplace en son absence ?

Travailler avec vos conseillers actuels

Un bon family office ajoute une couche de coordination ; il ne vous demande pas de changer de banques ni de conseillers de confiance. Votre banquier privé, votre avocat dans votre pays d’origine et votre comptable à l’étranger restent en place. Le family office devient l’interlocuteur unique qui les briefe, rassemble leurs travaux et veille à ce que chacun travaille à partir des mêmes informations.

Organisation numérique et confidentialité

Les documents familiaux comptent parmi les plus sensibles d’un ménage : passeports, rulings, testaments, relevés bancaires, contrats du personnel. Un coffre-fort numérique sécurisé, avec des droits d’accès clairs, fait désormais partie de la plupart des family offices. Certaines familles utilisent aussi des outils d’IA pour la correspondance et l’administration. Dans ce cas, mieux vaut choisir des solutions hébergées en Suisse et conçues pour le droit suisse de la protection des données, par exemple houle, un cabinet de conseil en IA genevois qui propose des assistants hébergés en Suisse.

Relocation et family office : deux rôles complémentaires

Nous nous occupons du déménagement lui-même : le permis de séjour, le ruling fiscal, le logement, les écoles et les premiers mois d'installation. Une fois que vous êtes établis, notre service fiscal et patrimonial continu assure le suivi des déclarations et des échéances.

Pour les familles qui souhaitent un accompagnement de family office plus large et durable, notre société sœur Ridger, le multi-family office du groupe Ark à Genève, agit comme interlocuteur unique et orchestre banquiers, avocats, notaires, conseillers fiscaux et assureurs, jusqu’à la gestion du ménage. Ridger ne gère pas d’avoirs et ne fournit pas de conseil en placement ; l’exécution et la garde restent auprès des banques et gérants réglementés de votre choix.

Comment nous vous aidons

Nous prenons en charge la relocation et transmettons un dossier complet, pour que ceux qui reprennent le suivi partent sur de bonnes bases. Si vous préparez une installation et souhaitez réfléchir à ce qui viendra ensuite, contactez-nous.

Ce guide constitue une information générale au 30 septembre 2026 ; un ruling ou un conseil spécifique est nécessaire pour votre situation.

Sources officielles

  1. AFC : circulaire n° 44 sur l'imposition d'après la dépense (24 juillet 2018), §2.3 et §5.1
  2. Canton d'Uri : notice sur l'imposition d'après la dépense (1er janvier 2026)
  3. AFC : les impôts en vigueur de la Confédération, des cantons et des communes (état au 1er janvier 2026)
  4. AVS/AI : mémento 2.03, cotisations des personnes sans activité lucrative (1er janvier 2026)
  5. Conseil fédéral : suppression de la valeur locative (1er avril 2026)
  6. SEM : directives LEI (état au 15 juin 2026), §5.5
  7. Ridger : coordination de family office

Questions fréquentes

Que fait un family office en Suisse ?

Il coordonne la vie financière et administrative de la famille : reporting consolidé entre banques et gérants, déclarations fiscales, administration du ménage et salaires du personnel, immobilier, gouvernance et succession avec avocats et notaires. Beaucoup de family offices supervisent des banques et gérants réglementés plutôt que de gérer eux-mêmes le patrimoine.

Quelle différence entre un single family office et un multi-family office ?

Un single family office est une équipe dédiée, employée par une seule famille. Un multi-family office sert plusieurs familles avec une équipe et des outils partagés : chaque famille bénéficie de la même coordination sans devoir bâtir sa propre structure.

Un contribuable imposé d’après la dépense doit-il encore remplir une déclaration ?

Oui. Chaque année, l’autorité fiscale vérifie que les conditions sont toujours remplies, et le contribuable doit annoncer spontanément tout changement. Certains cantons, comme Uri, exigent chaque année une déclaration spéciale documentant les dépenses de train de vie dans le monde entier.

Un family office peut-il mettre en danger le forfait fiscal ?

Le forfait fiscal suppose l’absence d’activité lucrative en Suisse, et les membres de conseils d’administration exerçant en Suisse sont cités comme exemple d’activité excluante. La gestion de sa propre fortune reste en principe compatible, mais tout mandat dans une société suisse mérite d’être vérifié avant d’être accepté.

Relocation et family office, est-ce la même chose ?

Non. La relocation couvre le déménagement lui-même : permis, ruling fiscal, logement, écoles et inscription. Le family office prend ensuite le relais de la coordination au quotidien. Les deux rôles sont complémentaires et peuvent se passer le témoin.

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