Services de relocation en Suisse : ce qu’un partenaire fait pour une famille
Ce que couvrent les services de relocation en Suisse pour une famille : logement, écoles, permis, douane, assurances, et comment choisir le bon partenaire.
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Un partenaire de relocation en Suisse organise le côté pratique du déménagement d’une famille : trouver un logement, inscrire les enfants à l’école, s’annoncer à la commune, conclure les assurances, faire passer la douane aux effets personnels et aux voitures, et rendre les premiers mois plus simples. Pour une famille qui s’installe avec un patrimoine important, les meilleurs partenaires veillent aussi à ce que ces étapes suivent les décisions fiscales et migratoires, et non l’inverse. Ce guide explique ce que couvrent les services de relocation, ce qui change pour une famille fortunée et comment choisir un interlocuteur de confiance.
Points clés (septembre 2026)
| Annonce à la commune | Dans les 14 jours suivant l’entrée (séjour de plus de 3 mois sans activité lucrative, avec autorisation d’entrée) |
| Assurance maladie | Dans les 3 mois suivant l’annonce (permis B ou C) ; rétroactive si dans les délais |
| Permis hors UE | Le canton décide ; approbation du SEM obligatoire pour les voies des rentiers et de l’intérêt fiscal |
| Immobilier et séjour | Être propriétaire en Suisse ne donne aucun droit à un permis de séjour |
| Forfait fiscal | Aboli à Zurich, Schaffhouse, Appenzell Rhodes-Extérieures et Bâle-Ville ; à Bâle-Campagne, seulement pour l’année d’arrivée |
| Voitures et effets de ménage | En franchise de droits comme effets de déménagement s’ils ont été utilisés personnellement pendant au moins 6 mois |
| Permis de conduire | Permis suisse exigé après 12 mois de résidence |
Ce que couvrent les services de relocation
En Suisse, on parle indifféremment de « relocation » ou de « destination services ». Les deux désignent l’accompagnement sur place une fois la décision de venir prise. Un partenaire complet prend généralement en charge :
- La visite d’orientation. Quelques jours pour découvrir communes, quartiers et écoles avant de s’engager. Une visite bien préparée évite des mois d’hésitation.
- La recherche de logement. Briefer les agences, organiser les visites, vérifier les baux et faire avancer une liste restreinte. Dans les secteurs recherchés, il faut quelqu’un de prêt à agir quand le bon bien se présente.
- Les écoles. Sélectionner écoles internationales, bilingues et publiques, organiser les visites et suivre les candidatures. La décision d’admission reste celle de chaque école. Notre guide des écoles internationales en Suisse présente les principales.
- Permis et annonce. Préparer le dossier pour l’office des migrations et s’annoncer à la commune. Pour un séjour de plus de trois mois sans activité lucrative avec autorisation d’entrée, l’annonce doit se faire dans les 14 jours suivant l’entrée (art. 10 OASA).
- Les assurances. L’assurance maladie de base est obligatoire. Avec un permis B ou C, vous devez vous affilier dans les trois mois suivant l’annonce, et la couverture est rétroactive si vous êtes dans les délais (art. 7 al. 1 OAMal). Viennent ensuite l’assurance accidents, ménage et véhicule.
- La banque. Des introductions auprès de banques habituées à accueillir de nouveaux résidents. L’ouverture d’un compte reste la décision de la banque, qui posera des questions sur votre résidence, l’origine de votre patrimoine et votre statut fiscal.
- Déménagement et douane. Coordonner des déménageurs agréés et la déclaration en douane. Les effets de ménage et les véhicules à moteur entrent en franchise de droits comme effets de déménagement si vous transférez votre domicile en Suisse, les avez utilisés personnellement pendant au moins six mois et continuez à les utiliser.
- Les animaux. Les formalités vétérinaires et d’importation, qui dépendent de votre pays de provenance.
- Voitures et permis de conduire. Immatriculer les véhicules et échanger les permis. Un permis suisse est exigé après 12 mois de résidence sans interruption de plus de trois mois à l’étranger (art. 42 al. 3bis OAC).
- Le personnel de maison. L’engagement du personnel domestique avec des spécialistes des salaires et du droit du travail.
- L’installation au quotidien. Électricité, télécoms, règles de tri, macarons de stationnement et les usages locaux que personne n’écrit.
La plupart de ces étapes sont détaillées dans notre liste des 90 premiers jours.
Ce qui change pour une famille fortunée
Lors d’un transfert professionnel, le permis et la paie de l’employeur posent le cadre, et une société de relocation complète le reste. Une famille privée qui s’installe sans employeur suisse n’a pas ce cadre. Trois décisions déterminent tout le reste, et elles passent avant la recherche de logement.
La fiscalité d’abord
Beaucoup de familles hors UE, et certaines familles européennes, étudient l’imposition d’après la dépense (forfait fiscal). Elle est réservée aux personnes qui n’ont pas la nationalité suisse, qui deviennent assujetties en Suisse pour la première fois ou après au moins 10 ans d’absence, et qui n’exercent pas d’activité lucrative en Suisse ; les deux époux doivent remplir les conditions (art. 14 LIFD). Le montant est convenu avec le canton avant ou à l’arrivée : il doit donc être réglé avant de signer un bail qui fixe votre canton. Notre guide du forfait fiscal suisse explique son fonctionnement. Pour savoir quand l’assujettissement suisse commence réellement, voir la résidence fiscale en Suisse.
Le choix du canton
Les cantons diffèrent par leurs règles fiscales, leurs langues, leurs écoles et leur marché immobilier. L’imposition d’après la dépense a été abolie à Zurich, Schaffhouse, Appenzell Rhodes-Extérieures et Bâle-Ville, et à Bâle-Campagne elle ne vaut que pour l’année d’arrivée. Parmi les cantons qui la maintiennent, les bases minimales varient fortement. Un partenaire qui vous fait visiter des villas avant que ce point soit tranché peut vous faire tomber amoureux d’une maison dans le mauvais canton. Notre guide des meilleurs cantons pour les familles fortunées présente les arbitrages.
Le ruling, puis le permis
Pour les ressortissants hors UE sans activité lucrative, les voies habituelles sont celle des rentiers (dès 55 ans, avec des liens personnels particuliers avec la Suisse) et celle de l’intérêt fiscal. Dans les deux cas, le canton décide librement et l’approbation du SEM est obligatoire. Dans le canton de Vaud, l’accord de forfait signé avec l’administration cantonale des impôts fait partie des documents exigés pour le permis fondé sur l’intérêt fiscal. À Genève, la demande de forfait est adressée à l’administration fiscale en parallèle de la procédure migratoire. L’ordre est donc en général : situation fiscale, puis dossier de permis, puis logement, puis écoles et le reste. Les ressortissants UE/AELE sans activité lucrative relèvent quant à eux de la libre circulation : moyens financiers suffisants et assurance maladie et accidents complète.
L’immobilier après le permis
Être propriétaire en Suisse ne donne aucun droit à un permis de séjour. Les ressortissants hors UE titulaires d’un permis B peuvent acheter leur résidence principale au lieu de leur domicile effectif sans autorisation Lex Koller, mais les résidences de vacances et secondaires sont limitées. Beaucoup de familles louent la première année, puis achètent une fois qu’elles connaissent la région. Voir acheter un bien immobilier en tant qu’étranger.
Comment choisir un partenaire de relocation
La plupart des sociétés de relocation font bien le travail pratique. Les différences tiennent à l’étendue du mandat, à la coordination et à la discrétion. Les questions à poser :
- Qu’est-ce qui est inclus, et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Demandez une liste écrite. Le dossier de permis, les écoles, la douane, les voitures, le personnel ? Qui s’occupe de chaque étape hors mandat ?
- Qui sera mon interlocuteur au quotidien ? Une personne nommée qui connaît tout le dossier vaut mieux qu’une équipe rencontrée par morceaux.
- Comment travaillez-vous avec mes conseillers fiscaux et juridiques ? Un bon partenaire s’intègre autour de vos conseillers existants et les tient informés, sans les remplacer.
- Connaissez-vous le canton où je m’installe ? Les pratiques varient d’un canton et d’une commune à l’autre. Connaître Genève ne suffit pas pour Zoug ou le Valais.
- Comment choisissez-vous les prestataires que vous recommandez ? Vous voulez des introductions choisies pour vos besoins, pas par défaut, et de la clarté sur d’éventuels liens commerciaux.
- Comment gérez-vous la confidentialité ? Demandez où sont conservés les documents et qui y a accès. Les familles exposées publiquement peuvent demander un accord de confidentialité.
- Que refusez-vous de promettre ? Un partenaire fiable dira clairement que permis, places scolaires, comptes bancaires et résultats fiscaux sont décidés par d’autres. Méfiez-vous de quiconque les garantit.
Signaux d’alerte
- La promesse d’un permis « grâce à » un achat immobilier, un investissement ou une société. La Suisse n’a pas de visa doré, et créer une société ne donne pas à elle seule le droit de résider.
- Une pression pour signer un bail ou réserver un bien avant que la voie fiscale et migratoire soit claire.
- Un calendrier présenté comme certain. Aucun délai de traitement officiel n’est publié pour les voies hors UE, et la pratique cantonale varie.
- Des réponses floues sur qui fait quoi, en particulier pour le dossier de permis et la déclaration en douane.
Comment nous travaillons avec nos partenaires
Nous faisons le lien entre les décisions et le travail pratique. Nous nous occupons de la situation fiscale et du ruling, du dossier de permis et du plan de relocation, et nous coordonnons des partenaires locaux de confiance pour le logement, le déménagement, les écoles, les assurances et le personnel. Le choix du logement, de l’école et de la banque reste toujours le vôtre. Les déclarations fiscales sont traitées avec notre cabinet partenaire Ark Fiduciaire SA à Genève, et nous travaillons aux côtés de vos avocats, banquiers et conseillers de famille, pas à leur place. Le volet pratique est décrit sur la page de notre service d’installation, le volet fiscal et migratoire sur celles de nos services permis de séjour et ruling fiscal.
Notre accompagnement
Si vous préparez l’installation de votre famille et souhaitez une seule équipe pour relier dans le bon ordre les étapes fiscales, migratoires et pratiques, contactez-nous. Nous commençons par écouter, nous vous disons franchement ce qui dépend du canton et des autorités, et nous proposons une séquence adaptée à votre situation.
Ce guide est une information générale au 30 septembre 2026 et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal ; permis, accords fiscaux et délais doivent être confirmés auprès du canton pour votre situation.
Sources officielles
- Fedlex : art. 14 LIFD (imposition d'après la dépense)
- DFF : imposition d'après la dépense, cantons qui l'ont abolie
- SEM : directives LEI, voies de l'intérêt fiscal et des rentiers, art. 10 OASA
- Fedlex : OA-DFJP (procédure d'approbation du SEM)
- SEM : directives sur la libre circulation des personnes (OLCP)
- Canton de Vaud : séjour en raison d'intérêts publics majeurs (États tiers)
- Canton de Genève : comment bénéficier de l'imposition d'après la dépense
- Office fédéral de la justice : acquisition d'immeubles par des personnes à l'étranger
- Fedlex : art. 7 OAMal (délai d'affiliation à l'assurance maladie)
- Fedlex : art. 42 OAC (permis de conduire étrangers)
- OFDF : déménagement en Suisse, effets de déménagement
Questions fréquentes
Que comprennent généralement les services de relocation en Suisse ?
En principe une visite d’orientation, la recherche de logement et d’écoles, l’aide pour l’annonce à la commune et le permis, l’assurance maladie, des introductions bancaires, le déménagement et la douane, les animaux, les voitures et permis de conduire, parfois le personnel de maison. L’étendue exacte varie selon le prestataire : demandez-la par écrit.
Une agence de relocation peut-elle m’obtenir un permis de séjour suisse ?
Aucun prestataire ne peut obtenir un permis de plein droit à votre place. Le canton décide et, pour les voies des rentiers et de l’intérêt fiscal hors UE, le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) doit aussi donner son approbation. Un bon partenaire prépare un dossier complet et fait avancer la procédure.
Faut-il choisir un partenaire de relocation avant de choisir le canton ?
Pour une famille disposant d’un patrimoine important, la situation fiscale et le canton passent en général en premier, car ils déterminent la voie du permis et le lieu de vie. L’imposition d’après la dépense, par exemple, n’existe pas à Zurich, Schaffhouse, Appenzell Rhodes-Extérieures, Bâle-Ville et, en pratique, Bâle-Campagne.
Acheter un logement en Suisse nous donne-t-il le droit d’y vivre ?
Non. Être propriétaire en Suisse ne donne aucun droit à un permis de séjour. Le permis et, pour beaucoup de familles hors UE, l’accord fiscal doivent être réglés d’abord.
Quels sont les premiers délais légaux après l’arrivée ?
Les personnes sans activité lucrative qui séjournent plus de trois mois avec une autorisation d’entrée s’annoncent à la commune dans les 14 jours suivant l’entrée. L’assurance maladie de base doit être conclue dans les trois mois suivant l’annonce. Un permis de conduire suisse est exigé après 12 mois de résidence.
Prêts à parler de votre projet ?
Parlez-nous un peu de vos projets. Nous vous répondons personnellement, en général dans un délai d’un jour ouvrable.

